La pratique du marketing a considérablement évolué au cours des dernières années, en particulier à l’ère du web, des médias sociaux et des appareils mobiles, car les consommateurs sont constamment sollicités et les publicités sont abondantes, perdant ainsi leur efficacité au cours du processus.
Communiquer comme en 1990 ? Cette époque a définitivement tourné la page. Aujourd’hui, le marketing se vit comme un échange permanent entre marques et consommateurs, loin du schéma figé du passé. Les messages s’entrechoquent, s’adaptent et naviguent librement, portés par l’énergie des réseaux sociaux, des forums ou du fil d’actualité où tout se joue à la vitesse de l’éclair.
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Quand chaque marque tente de faire entendre sa voix dans un brouhaha publicitaire, il ne suffit plus de crier plus fort. Il faut viser juste, être réactif et limpide dans son discours.
Les huit étapes du plan marketing
Les outils évoluent, les tendances aussi, mais certains principes traversent les modes. Pour construire une stratégie solide, quelques balises demeurent incontournables, peu importe le progrès technique.
On débat encore autour des classiques : 4 P, 7P, 4E… Chacun y va de sa petite révolution sémantique. Cependant, les bases du 4P restent pertinentes si on les remet au goût du jour, en phase avec les défis qui s’imposent désormais.
Qu’importe le secteur, en B2B ou en B2C, ces repères permettent de bâtir sur du solide. Jetons un œil précis sur les huit grandes étapes qui structurent un plan marketing réfléchi et durable.
1. Définir des objectifs
Un plan marketing doit viser l’utile, pas enfler pour le plaisir d’exister. Il part d’une vision concrète, pensée pour générer de réelles avancées. Pour l’année à venir, l’ambition se décline en plusieurs axes :
- Faire progresser le chiffre d’affaires
- Faire connaître une marque ou un service précis
- Mieux gérer les dépenses (exploitation, location, opérations)
- Aller chercher de nouveaux segments de clients
- Augmenter les revenus dans certaines catégories-clients
- Doper les ventes d’un produit
- Changer la perception qu’un marché a de votre offre
2. Identifier les marchés et les publics cibles
Tracer la voie commence ici : chaque objectif implique des arbitrages en matière de public visé, de ressources et de tactiques. Selon le but à atteindre, l’investissement ne sera pas placé au même endroit, que ce soit sur les réseaux sociaux ou via une brochure à diffuser en physique. Tout part de la connaissance du terrain et des personnes à rejoindre.
3. Positionnement et axe de communication
Il existe une tentation : viser tout le monde, ratisser large. Pourtant, définir son client type reste la seule voie réaliste. Penser que son offre séduit « de 7 à 77 ans » équivaut à parler à personne. Même les marques au rayonnement international font des choix, elles ciblent, affinent et renoncent à séduire certains profils.
Prenons un exemple proche du terrain : pour une entreprise touristique québécoise, faut-il capitaliser sur le marché montréalais ou concentrer les efforts sur la banlieue, le reste du Québec, ou une région spécifique comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean ? Ce qui oriente le choix, ce sont les données concrètes : potentiel réel et rentabilité attendue, rien d’autre.
4. Stratégie de prix
Le prix n’est pas là pour contenter tout le monde, mais pour affirmer une identité claire. La vraie question : quelle est votre singularité ? Comment vous démarquez-vous, concrètement, de la concurrence ?
Un hôtel pourra s’appuyer sur une vue unique sur la mer. Un restaurant pourra s’appuyer sur un menu travaillé avec des produits locaux et l’expertise d’un chef reconnu. Attention : vendre un produit moyen avec une campagne brillante ne fonctionne jamais dans la durée. Mais l’excellence d’un produit isolé du marché ne vaut pas grand-chose si la tarification et la communication ne suivent pas.
La politique tarifaire a gagné en complexité. Dans certains secteurs (hôtellerie, aérien), l’ajustement des prix est quasi permanent pour coller à la réalité du marché. Différents paramètres entrent en jeu :
- La demande, qui fluctue en fonction des périodes et du moment de la journée
- La saisonnalité et les cycles de fréquentation
- Les coûts (emplacements, spécificités locales, charges sociales)
- L’analyse des prix concurrents

5. Prioriser les outils et tactiques numériques (promotion)La courbe classique de livraison et de réclamation
5a) Outils traditionnels
Commencer par la sélection des outils, c’est prendre le problème à l’envers. Les supports doivent découler de la réflexion stratégique initiale. Un produit grand public trouvera sa place dans les médias généraux. Pour une marque de niche ciblant la jeunesse connectée, Snapchat ou Instagram s’imposeront. Chaque projet dessine sa propre carte.
Voici, pour mémoire, quelques supports classiques lorsqu’il s’agit de campagnes offline :
- Télévision
- Affichage extérieur
- Relations publiques
- Sponsoring
- Salons, événements, foires
- Radio
- Presse consommateur/professionnelle
- Bulletins d’information imprimés
5b) Outils numériques
Le marketing digital a tracé sa voie à grande vitesse. Les hésitations subsistent, souvent faute d’expérience ou de repères validés :
- Bannières publicitaires
- Achat de mots-clés sur les moteurs de recherche
- Campagnes de remarketing
- Communication mobile
- Newsletters interactives
- Publicités sur les réseaux sociaux
- Contenus sponsorisés directement intégrés
- Collaboration avec des influenceurs
6. Choisir les canaux de distribution
La meilleure communication possible ne sert à rien si le produit reste absent du rayon. C’est un point souvent négligé. Imaginez un consommateur tenté par une boisson découverte sur plusieurs publicités, incapable de la trouver en magasin : voilà une vente perdue, au profit d’un concurrent mieux implanté ou mieux référencé.
L’hôtellerie l’illustre parfaitement. Une même chambre peut se retrouver à différents tarifs, selon le canal utilisé :
- Le site officiel de l’hôtel
- Des plateformes de réservations en ligne telles que Booking ou Expedia
- Les agences traditionnelles avec leur logiciel maison
- Des portails de promotion de la destination (par exemple, bonjourquebec.com)
- Les catalogues de voyagistes (Transat, Thomas Cook…)
- Les réceptifs, intermédiaires essentiels dans les réseaux touristiques
7. Budgétisation et arbitrage
Canal après canal, chaque partenariat, chaque diffusion, implique des modalités financières propres : commissionnement, coûts fixes, variables. Impossible d’improviser, l’ajustement se fait au fil du temps, en phase avec le stade de développement de l’offre.
Le budget marketing, c’est la frontière du possible : avec un montant modeste, on teste des initiatives ciblées. Avec une enveloppe supérieure, l’ambition s’élargit… mais le succès, lui, ne dépend pas que du montant dépensé.
Un démarrage demande généralement plus d’investissement, puis la voilure se réduit et la dépense s’équilibre avec la maturité de l’activité. Certains comptabilisent en pourcentage du chiffre d’affaires, d’autres isolent la masse salariale ou les seuls achats médias. Comparer les méthodes et clarifier sa base de référence évite bien des illusions lors de l’arbitrage budgétaire.
8. Indicateurs clés et mesure des résultats
Sans mesure, toute action marketing navigue à l’aveugle. Se contenter d’énoncés flous comme « améliorer la réputation » ne suffit plus. Chaque campagne doit s’accompagner d’un indicateur précis, à suivre de près.
S’il s’agit d’accroître la notoriété, fixez un objectif tangible : progresser de 25 % sur la portée d’une page Facebook en six mois, ou voir émerger 10 % d’offres supplémentaires sur vos canaux numériques. Les données pullulent en ligne pour accompagner le pilotage en continu, notamment sur les réseaux sociaux qui permettent un suivi fin des avancées.
Pour aller plus loin sur le plan marketing, on peut s’appuyer sur des ressources détaillées et des guides pratiques : chaque étape se décline en micro-actions, adaptables à la taille de l’entreprise et à son secteur d’activité.
Face à l’accélération du digital, la rigueur devient la nouvelle arme face au chaos créatif : garder le cap sur des objectifs mesurés, identifier le public réel, renforcer la chaîne logistique, ajuster ses moyens et mesurer chaque impact. Ce sont ces gestes concrets, répétés, qui finiront par transfigurer une communication parmi tant d’autres en marque qui compte.
À l’ère où tout s’accélère, c’est souvent dans la précision et la méthode que se dessine la vraie différence. Sur le terrain, ceux qui s’attardent à chaque détail ne sont pas les plus rapides, mais bien ceux qui durent. Voilà ce que retient le marketing d’aujourd’hui.

