La publicité comparative : l’avis de la rédaction

La publicité comparative est une technique de marketing utilisée le plus souvent par les entreprises. Elle permet d’évaluer des produits ou services de marques distinctes. Longtemps interdite en France, elle est autorisée depuis 1992 et suscite la plupart du temps de nombreuses interrogations. Vous en entendez parler mais vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Alors, suivez cet article pour connaitre notre avis là-dessus.

Publicité comparative : définition

La publicité comparative consiste à mesurer la valeur de différentes marques déposées. Pour y parvenir, il faudra identifier clairement ou implicitement, un concurrent ou des biens et services proposés par celui-ci. Donc, on parle de publicité comparative même lorsqu’une marque adverse, sans être désignée de manière explicite, est aisément reconnaissable par le client à travers les produits de la publicité.

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S’assurer du caractère licite d’une publicité

Il est important que la publicité comparative se concentre sur des biens et services semblables. Si ceux-ci sont destinés à satisfaire les mêmes besoins, alors ils doivent avoir la même nature. Par exemple, on ne peut pas évaluer des véhicules comme une voiture de ville avec camionnette.

L’objet à comparer devra se baser sur des caractéristiques ‘‘pertinentes et estimables’’. La confrontation ne peut donc pas se faire sur un jugement de valeur à l’image de l’appréciation du design d’un produit. Le prix constitue un élément de comparaison et se caractérise par sa pertinence et son caractère quantifiable.

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Enfin, la publicité de comparaison ne peut pas être déclinée sur certains supports. C’est le cas des titres de transport, des factures, des emballages, des billets d’accès à des spectacles, des moyens de payement ou des endroits accessible au public.

Publicité comparative : les erreurs à éviter

publicité comparative

En pratique, il est essentiel à ne pas commettre certaines erreurs dans le cadre d’une publicité comparative.

Vous ne devez pas dénigrer votre concurrent. C’est ce qu’on appelle publicité négative. De même, il faut éviter de semer le doute dans l’esprit de l’acheteur entre les produits concernés et ceux concurrents.

Aussi, on ne doit pas faire l’estimation de biens ou services qui ne sont pas concernés par ce type de publicité. Le recours à des arguments faux et mensongers dans le but d’induire en erreur dans les consommateurs est aussi une erreur à ne pas commettre.

Sanction en cas de publicité comparative inconforme

Lorsque vous ne respectez pas les conditions légales, les concurrents et/ou la DGCCRF peuvent engager des sanctions à votre égard. Il peut s’agir de poursuites en concurrence déloyale en justice (dommages et intérêts), d’action en publicité mensongère devant les juridictions pénales. Dans le dernier cas, vous risquez jusqu’à deux ans de prison avec une amende de 300 000 euros.

On peut aussi vous poursuivre pour contrefaçon de marque devant les juridictions pénales. Vous pouvez prendre quatre ans d’emprisonnement avec une amende de 400 000 euros. Dans le domaine de la publicité trompeuse, la peine d’amende peut varier en fonction des bénéfices tirés du délit. Qui plus est, au-delà de ses sanctions, les personnes physiques responsables risquent l’interdiction de pratiquer toute profession industrielle ou commerciale. Le verdict de condamnation peut être diffusé ou affiché. Aussi, le juge peut donner l’ordre de répandre une ou plusieurs annonces rectificatives aux frais de la personne condamnée.

Tous ceux qui souhaitent mettre en place un site de comparaison de produits doivent se conformer à la loi. Il existe d’ailleurs depuis plusieurs années des plateformes qui proposent des outils de comparaison de produits.

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